Origine et organisation du mouvement
10 septembre : La France à l’arrêt, enquête sur le grand blocage qui risque de paralyser le pays.
Un mouvement citoyen baptisé « Mobilisation 10 septembre », relayé par le compte X (ex‑Twitter) « Bloquons Tout », organise une action de blocage total de la France le 10 septembre 2025. Il vise à dénoncer les mesures de rigueur présentées pour le budget 2026 par le gouvernement de François Bayrou : suppressions de jours fériés (dont le lundi de Pâques et le 8 mai), gel des prestations sociales, coupes drastiques dans les services publics, et suppression de plusieurs milliers de postes.
Lien similaire
Violences Urbaines à Béziers : Guet-apens contre la police, un appartement incendié, 9 personnes relogées
Le collectif s’est formé de façon spontanée et apolitique, autour d’un noyau d’une vingtaine d’individus rencontrés sur les réseaux sociaux. Le site “mobilisation10septembre” a été lancé le 19 juillet 2025, suivi de la création du compte X le 20 juillet. Le mouvement s’appuie sur Telegram, où près de 2 000 militants seraient actifs dans des groupes régionaux pour organiser les actions, diffuser des visuels et coordonner le blocage. Une carte des rassemblements et blocages est déjà en ligne, recensant des initiatives prévues dans une trentaine de villes (Marseille, Lyon, Lille, Bordeaux, Nantes, etc.), ainsi que des sites stratégiques comme des raffineries et le port du Havre.
Modes d’action envisagés
- Boycott économique et arrêt volontaire : cesser toute consommation (grandes surfaces, essence), retrait d’argent, et arrêt du travail si possible via congés ou arrêts maladie.
- Désobéissance civile : refus de remplir certaines obligations administratives, ralentissements ou retenue dans les services publics, occupation pacifique de lieux symboliques (préfectures, CAF, etc.)
- Solidarité citoyenne : mise en place de caisses de grève, repas partagés, espaces de coordination locaux et transmission des savoirs .
Un mouvement hétéroclite surveillé
En résumé : vers quoi s’achemine-t-on ?
Ce mouvement rappelle en filigrane celui des Gilets jaunes de 2018, tant par son mode d’organisation décentralisé que par ses revendications liées à la justice sociale et au ras‑le‑bol fiscal.