En visite officielle au Royaume-Uni, le président américain Donald Trump a durci lundi son discours envers la Russie, tout en annonçant une initiative humanitaire d’ampleur à Gaza. Lors d’une rencontre avec le Premier ministre britannique Keir Starmer dans son complexe de golf de Turnberry, en Écosse, Trump a évoqué un nouvel ultimatum lancé au Kremlin, exigeant une cessation rapide des hostilités en Ukraine.
Un avertissement raccourci à la Russie
Initialement, le président américain avait donné un délai de 50 jours à Vladimir Poutine, à compter du 14 juillet, pour mettre fin à la guerre en Ukraine, sous peine de sanctions économiques renforcées. Lundi, il a annoncé vouloir réduire ce délai à « 10 ou 12 jours ». « Je suis très déçu par Poutine », a-t-il déclaré devant la presse. « Nous pourrions conclure un accord, qui sait ! Mais il faut que la Russie agisse, et vite. »
Kiev a rapidement salué cette nouvelle prise de position, qualifiant la fermeté de Donald Trump de « message fort » adressé au Kremlin. Moscou, de son côté, n’a pas fermé la porte au dialogue : une rencontre entre les deux chefs d’État en Chine, en marge d’un sommet prévu en septembre, est jugée « possible » par les autorités russes.
Une aide humanitaire américaine à Gaza
Par ailleurs, le président américain a annoncé la création de « centres alimentaires » dans la bande de Gaza. « Nous allons installer des lieux ouverts, sans clôtures, où les gens pourront venir se nourrir librement », a-t-il expliqué. Il a justifié cette décision par les signes « clairs » de famine sévissant dans l’enclave palestinienne.
Cette initiative intervient alors qu’un possible cessez-le-feu est évoqué, même si Trump a rejeté vendredi dernier le projet français de reconnaissance d’un État palestinien, porté par Emmanuel Macron.
Un agenda chargé au Royaume-Uni
Donald Trump est arrivé en Écosse vendredi 25 juillet pour une visite de cinq jours, la première depuis sa réélection. Outre ses échanges avec Keir Starmer sur la situation à Gaza et la guerre en Ukraine, les deux dirigeants doivent discuter de la mise en œuvre du récent accord de partenariat douanier entre Londres et Washington.