Des publications anciennes refont surface et jettent une lumière crue sur le passé numérique de Tibo InShape. Derrière l’image lisse d’un influenceur motivant et bienveillant, plusieurs messages publiés sur Facebook entre 2009 et 2012 révèlent une facette bien plus sombre. L’un d’eux choque particulièrement : « Des fois quand je suis énervé je m’amuse à jeter des côtes de porc sur les musulmans quoi, c’est cool, ils brûlent. » D’autres phrases tout aussi problématiques témoignent d’une pensée empreinte de mépris : « Un noir réélu, le mariage des homosexuels adopté. Ce sera pas une journée facile » ou encore « Toulouse et son mélange de culture… ». Ces propos racistes, islamophobes et homophobes contrastent violemment avec l’image positive qu’il cultive aujourd’hui.
Le contraste entre le sportif populaire qui se revendique « patriote » et qui parle de plus en plus de politique et ces publications passées interroge sur la sincérité de son discours actuel. Celui qui encourage aujourd’hui la tolérance et le dépassement de soi avait, il y a quelques années, tenu des propos qui relèvent de la haine pure. Cette contradiction choque d’autant plus que Tibo InShape s’adresse à un public jeune, impressionnable et fidèle. Les internautes découvrent qu’au-delà des vidéos d’entraînement et des slogans inspirants, se cachait autrefois un ton violent et discriminatoire, où les minorités religieuses, ethniques et sexuelles servaient de cible à la moquerie. Cette révélation relance le débat sur la responsabilité des influenceurs et sur l’importance de rendre des comptes pour leurs paroles passées.