Ce mardi à l’Assemblée nationale, un vif échange a opposé la députée LFI Alma Dufour au ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, au sujet des frappes israéliennes en Iran. Celles-ci, selon Israël, visent à empêcher Téhéran d’obtenir l’arme nucléaire.

Alma Dufour a exprimé son indignation, estimant que « l’Iran est l’agressé et Israël l’agresseur ». Elle a critiqué la position française, dénonçant une confusion entre « guerre préventive » et « droit à se défendre ». Elle a attaqué le gouvernement en déclarant : « Il est urgent que vous changiez de métier. »

La députée s’en est également prise à Emmanuel Macron, qui avait affirmé vendredi que « le droit d’Israël à se protéger » était légitime, en raison de la menace nucléaire iranienne, jugée dangereuse pour la stabilité régionale et mondiale.

Jean-Noël Barrot a rappelé que la France n’avait pas participé aux opérations militaires, mais qu’elle restait prête à contribuer à la protection d’Israël. Cette ligne a été dénoncée par Dufour comme une « honte », ignorant selon elle la situation dramatique à Gaza.

« Votre gouvernement est transitoire, mais le siège de la France à l’ONU est permanent. Agissez pour la paix, ou démissionnez », a-t-elle lancé.

Cette prise de parole s’inscrit dans la ligne politique de LFI, très engagée en faveur de la cause palestinienne, qu’elle juge indissociable de la crise humanitaire à Gaza, provoquée par la riposte israélienne aux attaques du 7 octobre 2023. Le mouvement parle ouvertement de « génocide ».
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En réponse, Jean-Noël Barrot a assuré que la France n’avait « en rien soutenu les frappes israéliennes ». Il a insisté sur la nécessité d’une désescalade, accusant Dufour de défendre implicitement un régime iranien dangereux.

Il a rappelé que l’Iran disposait de capacités balistiques menaçant l’Europe, qu’il soutient le terrorisme, fournit des armes à la Russie et retient des otages français. « Ne pas détourner le regard de Gaza ne signifie pas fermer les yeux sur l’Iran », a-t-il conclu, dans un climat tendu qui promet d’autres passes d’armes à venir.