2 trains lancés à grande vitesse s’écrasent, des dizaines de morts, l’Espagne endeuillée.
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Par Ryan •
© Susana Vera / REUTERS
Ce 18 janvier 2026, un terrible accident impliquant deux trains à grande vitesse s’est produit dans le sud de l’Espagne, près d’Adamuz dans la province de Cordoue, en Andalousie. Ce drame a choqué le pays et mobilisé les secours pendant de longues heures. Selon le ministère de l’Intérieur espagnol, au moins 39 personnes ont perdu la vie dans cette catastrophe, et ce bilan n’est pas encore définitif, laissant craindre qu’il s’alourdisse encore dans les prochains jours.
Les deux trains concernés circulaient sur la ligne à grande vitesse Madrid-Séville. L’un d’eux, exploité par la compagnie Iryo et parti de Málaga à destination de Madrid, a déraillé à environ 19h45 heure locale, avant d’être projeté sur la voie adjacente, où il a percuté de plein fouet un second train de la compagnie nationale Renfe se dirigeant de Madrid vers Huelva. L’impact a été extrêmement violent : des wagons ont été projetés hors des rails, certains ont terminé leur course dans un talus, et des débris métalliques ont bloqué la zone, compliquant l’accès des secours.
Les autorités ont indiqué que plus de 120 personnes ont été blessées, dont plusieurs dans un état grave, et évacuées vers les hôpitaux de Cordoue et Andújar. Les services de secours ont travaillé toute la nuit pour extraire les survivants et s’occuper des victimes, tandis que la police et les équipes d’enquête se sont déployées pour comprendre les causes de l’accident. Les circonstances de ce déraillement et collision restent encore floues, et plusieurs pistes, notamment une possible défaillance matérielle, font l’objet d’investigations approfondies par les autorités compétentes.
L’accident s’est produit sur un tronçon de voie récemment rénové, en ligne droite, avec une limitation de vitesse de 250 km/h. Selon les premières informations, les trains ne circulaient pas à une vitesse excessive au moment du drame, ce qui rend l’incident encore plus « étrange » aux yeux des enquêteurs ferroviaires. Les dernières révisions du matériel roulé avaient été effectuées quelques jours seulement avant l’accident, ce qui ajoute une dimension supplémentaire à l’enquête en cours.
Le gouvernement espagnol, représenté notamment par le Premier ministre Pedro Sánchez et le ministre des Transports Óscar Puente, s’est rendu sur les lieux pour coordonner la réponse d’urgence et apporter son soutien aux familles des victimes. Les autorités ont mis en place des centres d’identification et d’assistance pour les proches des passagers portés disparus ou blessés. Plusieurs réseaux de transport ont également été perturbés, avec la suspension provisoire des services entre Madrid et l’Andalousie le temps de sécuriser les voies et de dégager la zone sinistrée.
Ce drame constitue l’un des accidents ferroviaires les plus graves en Espagne depuis plusieurs années. Les enquêtes techniques et judiciaires vont se poursuivre pour déterminer précisément les causes du déraillement initial et de la violente collision qui a suivi, et pour savoir si des défaillances techniques ou humaines ont contribué à cette tragédie. Les autorités ont insisté sur la nécessité de patience avant toute conclusion définitive, soulignant la complexité des analyses à mener sur place.
