Lyon : Némésis face à ses responsabilités après un drame, Alice Cordier s’emmêle, rien ne va plus !
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Par Ryan •
© GEOFFROY VAN DER HASSELT
Affrontements à Lyon : un jeune homme en état de mort cérébrale après des heurts en marge d’une conférence à l’IEP. Le 12 février 2026, dans le 5e arrondissement, un homme de 23 ans, prénommé Quentin et présenté comme proche du collectif Némésis, a été grièvement blessé lors d’une altercation survenue en marge d’une manifestation contre la venue de l’eurodéputée LFI Rima Hassan. Rapidement hospitalisé avec un pronostic vital engagé, il est désormais en état de mort cérébrale selon des proches, sans déclaration officielle de décès à ce stade.
Les circonstances exactes des faits restent à éclaircir. Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour « violences aggravées », confiée aux services de police. Le contexte, les responsabilités et le déroulé précis des affrontements font toujours l’objet d’investigations.
Selon Alice Cordier, présidente de Némésis, Quentin serait intervenu en tant qu’agent de sécurité pour protéger des militantes féministes du collectif. Pourtant, l’avocat de la famille affirme qu’il « n’était ni agent de sécurité, ni membre d’un quelconque service d’ordre ». Cette contradiction soulève une question centrale : dans quel cadre exact ce jeune homme intervenait-il ?
En France, l’activité d’agent de sécurité privée est strictement encadrée. Elle nécessite un enregistrement auprès du CNAPS et la détention d’une carte professionnelle valide. Se présenter comme agent de sécurité sans autorisation constitue une infraction, tout comme employer une personne non habilitée pour assurer un service d’ordre. Si ces éléments étaient confirmés, la question d’éventuelles responsabilités pénales pourrait se poser au-delà des seuls agresseurs présumés.
Némésis accuse des militants antifascistes, possiblement liés à la Jeune Garde, d’avoir déclenché une altercation violente impliquant des coups portés à la tête, l’usage de poings américains et de gants coqués. D’autres sources évoquent également des coups de couteau ayant atteint des organes vitaux. Ces éléments devront être confirmés ou infirmés par l’enquête judiciaire en cours.
Au-delà des responsabilités individuelles, cette affaire met en lumière les tensions récurrentes à Lyon entre mouvances identitaires et groupes antifascistes. La ville est régulièrement le théâtre d’actions militantes provocatrices et de contre-mobilisations, dans un climat particulièrement explosif.
Dans ce contexte, LFI a condamné un acte d’« extrême violence ». De son côté, le collectif Némésis médiatise largement l’affaire, mobilisant sa communauté en ligne et relayant sa propre version des faits, alors même que l’enquête judiciaire suit son cours.
Une communication controversée et des responsabilités interrogées. Dans une vidéo très récente, la présidente de Némésis a réaffirmé que Quentin faisait partie de la sécurité du collectif. Elle déclare : « Quentin savait très bien ce qu’il faisait. Tous les mecs qui font notre protection savent très bien ce qu’ils font. [...] Arrêtez d’essayer de nous faire culpabiliser. »
Ces propos soulèvent un point central : la responsabilité d’une direction militante envers les personnes qu’elle mobilise. Affirmer que les volontaires « savent ce qu’ils font » ne dispense pas une organisation de vérifier leurs compétences, leur cadre légal d’intervention et les risques encourus. Organiser ou accepter un service d’ordre officieux dans un contexte de fortes tensions politiques expose nécessairement les participants à des dangers élevés.
Si Quentin n’était pas officiellement habilité comme agent de sécurité, la question devient encore plus lourde. Une organisation peut-elle déléguer sa protection à des sympathisants sans encadrement formel ni formation adaptée ? Peut-elle se dédouaner en invoquant la conscience individuelle des risques ? Sur le plan moral comme juridique, ces interrogations pourraient peser dans les suites de l’enquête.
Le collectif Némésis, connu pour ses actions coup de poing et ses opérations médiatiques, a souvent adopté une stratégie de confrontation assumée. Sa présidente a elle-même posé à plusieurs reprises en photo avec des armes lourdes, alimentant une image de radicalité. Dans un climat déjà inflammable, ce type de communication contribue à durcir les lignes et à banaliser une logique d’affrontement.
Cette affaire dépasse donc le seul cadre d’une rixe. Elle interroge la culture militante de l’escalade, la mise en scène de la conflictualité et l’usage d’un service d’ordre informel dans des contextes à haut risque. Si des poursuites judiciaires devaient être engagées, elles pourraient concerner non seulement les auteurs matériels des violences, mais aussi d’éventuelles négligences organisationnelles.
Alors que le jeune homme est en état de mort cérébrale, une certitude demeure : la responsabilité morale d’un encadrement politique ne s’efface pas derrière la rhétorique du « ils savaient ». L’enquête devra établir les faits. En attendant, une famille est plongée dans le drame, et la violence politique lyonnaise franchit un nouveau seuil. Nos pensées vont à ses proches.
De son côté, Alice Cordier et ses militantes affirment que l'extrême-gauche tue, pour rappel, les chiffres officiels démontrent le contraire. Par ailleurs, celle qui parle de violence et de mort s'affichent fièrement à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux tenant des armes lourdes.

