l’UE va appliquer l’accord Mercosur de libre-échange de façon « provisoire », annonce Ursula von der Leyen.
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Par Elyes •
© LE DECRYPTAGE
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé, le vendredi 27 février, que l’Union européenne avait décidé de mettre en application, à titre provisoire, l’accord commercial conclu avec les pays du Mercosur.
Cette décision intervient alors même que plusieurs États membres, et en particulier la France, ont exprimé de fortes réserves et des inquiétudes quant aux conséquences économiques, agricoles et environnementales de cet accord.
Malgré ces oppositions, la Commission européenne a choisi d’avancer en activant une application temporaire du texte, ce qui permettrait à certaines dispositions commerciales d’entrer en vigueur avant une ratification complète par l’ensemble des États membres.
Cette annonce marque ainsi une étape importante dans le processus d’intégration économique entre l’Union européenne et les pays sud-américains concernés, tout en ravivant les tensions politiques au sein de l’UE.
Le Mercosur (Marché commun du Sud) est une organisation économique créée en 1991 qui regroupe principalement l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay afin de favoriser la libre circulation des biens, des services et des capitaux entre ses États membres et de renforcer leur coopération économique.
La position de la France concernant l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur est marquée par une forte prudence, voire une opposition assumée. Les autorités françaises estiment que cet accord, dans sa forme actuelle, ne garantit pas des conditions de concurrence équitables pour les agriculteurs européens, et en particulier français.
Le gouvernement français met en avant plusieurs inquiétudes. D’abord, la crainte d’une concurrence accrue des produits agricoles sud-américains (notamment la viande bovine), qui pourraient être produits selon des normes environnementales et sanitaires moins strictes que celles imposées aux agriculteurs européens. Paris souligne ainsi un risque de « distorsion de concurrence.
Ensuite la France insiste sur les enjeux environnementaux. Elle considère que l’accord doit intégrer des garanties plus contraignantes en matière de lutte contre la déforestation et de respect des engagements climatiques, notamment ceux liés à l’Accord de Paris.
