Budget d’austerité 2026 : le gouvernement Lecornu échappe à la motion de censure de LFI à 19 voix près.
Budget d’austerité 2026 : le gouvernement Lecornu échappe à la motion de censure de LFI à 19 voix près., le décryptage, le décryptage.fr, ledecryptage, ledécryptage, site, média, presse, news, conflit, guerre, fait-divers, info, journal, économie, justice, decrypt, décrypte, décryptons
Par Yanis •
© THOMAS SAMSON
Ce vendredi 23 janvier 2026, l’Assemblée nationale a rejeté deux motions de censure. Celle déposée par LFI a échoué de peu : 269 députés ont voté pour, alors qu’il en fallait 288 pour faire tomber le gouvernement. Quelques minutes plus tard, la motion déposée par le Rassemblement national a, elle aussi, été rejetée, avec seulement 142 voix favorables.
Grâce à ces votes, le gouvernement peut continuer l’examen de son budget. La partie sur les recettes a déjà été adoptée. Mais rien n’est terminé : dans les prochains jours, l’exécutif va de nouveau utiliser le 49.3 sur la partie dépenses, puis sur l’ensemble du texte. Cela provoquera sans aucun doute des nouvelles motions de censure de la part des partis de l’opposition.
Sur le fond, ce budget reste un budget de coupes budgétaires. L’objectif de Lecornu est est de réduire le déficit, sa méthode est de trouver environ 12 milliards d’euros d’économies.
Le gouvernement vante quelques mesures “sociales” : quelques postes en plus dans l’Éducation nationale ou des repas à 1 euro pour les étudiants. Mais derrière ces annonces, des milliers de postes disparaissent et les budgets des collectivités et de la vie étudiante baissent. Résultat : des écoles contraintes de fermer, des services publics saturés, et moins de moyens pour la culture, le sport et le monde associatif.
Pendant qu’on coupe partout, certains budgets, eux, augmentent fortement. C’est le cas de l’armée. L’austérité n’est donc pas la même pour tout le monde : elle touche surtout les services publics et les classes populaires, comme toujours...
Ce budget a pu avancer grâce au soutien du Parti socialiste, Le Parti Socialiste s’est empressé d’applaudir ces annonces, les qualifiant « d’avancées réelles » et affirmant qu’il les avait « arrachées pour les Français ». Mais derrière ces déclarations se cache un parti sans conviction, opportuniste, qui place le pouvoir avant les intérêts du peuple.
Il est évident que nous traversons une crise démocratique majeure. La confiance des Français est au plus bas et cette crise ne fait qu’empirer jour après jour.
