Féminicide à Hayange : la perpétuité confirmée en appel pour le compagnon de Stéphanie Di Vincenzo.
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Par Adel •
Condamné une première fois en 2024 à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir tué sa compagne en 2021 à Hayange (Moselle), un homme âgé aujourd’hui de 27 ans a vu sa peine confirmée en appel ce vendredi à Nancy.
Après quatre jours de débats, la cour d’assises de la Meurthe-et-Moselle a de nouveau reconnu Liridon Berisa, de nationalité kosovare, coupable du meurtre de Stéphanie Di Vincenzo, âgée de 22 ans.
La jeune femme avait été poignardée à mort en pleine rue dans la nuit du 23 au 24 mai 2021, à quelques mètres seulement de son domicile.
En appel, la peine a été assortie d’une période de sûreté de 18 ans, contre 22 ans lors du premier procès, soit le maximum légal encouru à l’époque.
Cette confirmation de la perpétuité intervient à l’issue d’un procès marqué par la reconstitution minutieuse d’une scène d’une violence extrême, qualifiée par l’accusation de féminicide particulièrement brutal.
La cour a estimé que les éléments du dossier, la personnalité de l’accusé et la gravité des faits justifiaient pleinement le maintien de la peine la plus lourde du code pénal français.
Les faits remontent à une nuit de mai 2021, lorsque Stéphanie Di Vincenzo avait tenté de fuir le domicile conjugal en s’échappant par une fenêtre, avant de courir vers le commissariat d’Hayange situé à seulement 45 mètres de son logement.
La jeune femme avait tenté de demander de l’aide en actionnant l’interphone des forces de l’ordre, sans succès. Son compagnon l’avait alors poursuivie dans la rue, armé d’un couteau, et l’avait poignardée à de multiples reprises sous les yeux de plusieurs témoins et de l’enfant du couple, âgé de 4 ans à l’époque.
Une scène décrite par l’avocat général comme « hors norme dans sa violence », soulignant que ni la présence des voisins ni celle de l’enfant n’avaient freiné l’accusé.
Lors de l’audience, l’accusation a rappelé les nombreux dysfonctionnements ayant entouré ce dossier, les forces de l’ordre étant déjà intervenues à une dizaine de reprises au domicile du couple.
Quelques mois avant les faits, la victime avait déposé plainte, sans que celle-ci ne soit transmise au parquet. La veille du drame, l’accusé avait également arraché son bracelet électronique, sans qu’aucune alerte ne soit déclenchée.
Malgré les regrets exprimés par l’accusé et les arguments de la défense évoquant son passé personnel, la cour a estimé que ces éléments ne pouvaient atténuer la responsabilité pénale dans ce féminicide devenu emblématique des défaillances institutionnelles.
