Le « Conseil de la paix » du président américain Trump : gouverner le monde par l’argent et la force ?
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Par Yanis •
Présenté à l’origine comme une initiative liée à Gaza, le projet de « Conseil de la paix » porté par Donald Trump se révèle être bien plus qu’un simple plan diplomatique. Il s’agit d’une tentative de créer une nouvelle structure internationale capable d’intervenir dans tous les grands conflits mondiaux, en dehors du cadre de l’ONU.
Selon le projet de charte, cette organisation entrerait en vigueur dès que trois États l’auraient signée. Elle serait composée d’États membres dont le mandat durerait trois ans… sauf pour ceux qui verseraient plus d’un milliard de dollars dès la première année, qui bénéficieraient alors d’un statut privilégié. Autrement dit, l’accès au pouvoir dans cette organisation dépendrait d’abord de l’argent.
Plusieurs pays européens ont été invités à y participer : France, Allemagne, Italie, Hongrie, Pologne, Grèce, Slovénie, Albanie. La Russie et la Chine ont également reçu une invitation. Mais le cœur du système n’est pas là. Le cœur du système, c’est la présidence.
La charte place le président au centre de tout. Donald Trump y est désigné comme « premier président du Conseil de la paix » avec des pouvoirs immenses. Officiellement, les décisions seraient prises à la majorité des États membres.
En réalité, aucune décision ne pourrait être appliquée sans l’approbation du président, ce qui lui donne un droit de veto total. Pire encore : le président peut choisir lui-même son successeur, sans élection.
Ce projet n’a rien de démocratique. Il ne s’agit pas d’apporter la paix, mais d’imposer un ordre mondial dirigé par les États-Unis et leurs alliés. Le « Conseil de la paix » fonctionnerait comme un club fermé de pays riches et puissants, définissant ce qu’est la « paix » selon leurs propres intérêts économiques et géopolitiques.
L’objectif est clair : contourner et affaiblir l’ONU, jugée par Trump trop lente et trop contraignante. À la place, Trump propose une structure où Washington aurait un contrôle direct sur les grandes décisions internationales, sous couvert « d’efficacité ».
Certains gouvernements occidentaux se montrent sceptiques, voire réticents. Mais une question demeure : auront-ils réellement le courage de résister à la pression américaine ? Jusqu’ici, l’histoire montre surtout leur tendance à s’aligner. Il ne faut rien attendre de ces États pour construire un ordre mondial juste. Ce projet le confirme : ce qui est en jeu, ce n’est pas la paix, mais le pouvoir.
