Présenté à l’origine comme une initiative liée à Gaza, le projet de « Conseil de la paix » porté par Donald Trump se révèle être bien plus qu’un simple plan diplomatique. Il s’agit d’une tentative de créer une nouvelle structure internationale capable d’intervenir dans tous les grands conflits mondiaux, en dehors du cadre de l’ONU.
Selon le projet de charte, cette organisation entrerait en vigueur dès que trois États l’auraient signée. Elle serait composée d’États membres dont le mandat durerait trois ans… sauf pour ceux qui verseraient plus d’un milliard de dollars dès la première année, qui bénéficieraient alors d’un statut privilégié. Autrement dit, l’accès au pouvoir dans cette organisation dépendrait d’abord de l’argent.
Plusieurs pays européens ont été invités à y participer : France, Allemagne, Italie, Hongrie, Pologne, Grèce, Slovénie, Albanie. La Russie et la Chine ont également reçu une invitation. Mais le cœur du système n’est pas là. Le cœur du système, c’est la présidence.
La charte place le président au centre de tout. Donald Trump y est désigné comme « premier président du Conseil de la paix » avec des pouvoirs immenses. Officiellement, les décisions seraient prises à la majorité des États membres.