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USA

Pourquoi Donald Trump a-t-il envoyé des soldats à Washington ?

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Par Anas

Pourquoi Donald Trump a-t-il envoyé des soldats à Washington ? © Ouest-France

Derrière cette opération spectaculaire, la réalité des chiffres montre une ville moins dangereuse que jamais.

Retour sur une décision choc qui interroge autant la sécurité que la politique aux États-Unis.

Une décision exceptionnelle qui court-circuite l’autorité locale

Le président Donald Trump a ordonné le déploiement de 800 militaires de la Garde nationale à Washington D.C., tout en plaçant le Metropolitan Police Department (MPD) sous contrôle fédéral. Cette décision s’appuie sur la section 740 du District of Columbia Home Rule Act, qui autorise le président à suspendre temporairement l’autonomie policière locale en cas de « conditions spéciales d’urgence ». La mesure est valable 48 heures, prolongeable jusqu’à 30 jours par simple notification au Congrès.

Selon les précisions de la Maison-Blanche, tous les effectifs annoncés ne seront pas déployés simultanément : 100 à 200 soldats devraient être présents sur le terrain à un moment donné, les autres restant mobilisables pour soutien logistique et coordination.

L’argument sécuritaire face à des chiffres qui interrogent

Donald Trump justifie cette intervention par la nécessité de « rétablir la loi et l’ordre » dans une capitale qu’il décrit comme « gangrenée par les gangs » et minée par « l’insécurité ». Il a laissé entendre que New York, Chicago et Los Angeles pourraient subir la même intervention.

Or, les données officielles de la police métropolitaine indiquent qu’en 2025, Washington connaît son taux de criminalité violente le plus bas depuis 30 ans, avec une baisse sensible des homicides et des agressions graves par rapport aux deux années précédentes. Ce contraste entre rhétorique présidentielle et statistiques locales nourrit les accusations d’une instrumentalisation politique du sentiment d’insécurité.

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Une capitale contrainte à coopérer

La maire Muriel Bowser (Parti démocrate) a dénoncé une mesure « inquiétante et sans précédent », tout en admettant que la ville ne dispose d’aucun levier juridique pour l’empêcher. Le procureur général de D.C. et plusieurs organisations de défense des libertés civiles estiment que l’initiative est « injustifiée et illégale ». Certains rappellent que les interventions fédérales imposées dans des villes à majorité noire ont, historiquement, servi à légitimer des politiques discriminatoires sous couvert de maintien de l’ordre.

Un geste qui dépasse le cadre local

Ce n’est pas la première fois que Donald Trump mobilise la Garde nationale contre l’avis des autorités locales. En juin dernier, il avait ordonné une intervention à Los Angeles lors de manifestations anti-immigration.

Pour ses partisans, cette fermeté démontre la volonté du président de contourner les lenteurs bureaucratiques afin de protéger les citoyens. Pour ses opposants, elle crée un précédent dangereux où la sécurité publique devient un outil de centralisation politique et un moyen de renforcer l’emprise présidentielle sur les forces locales - qui lui sont hostiles.

Un test politique et constitutionnel

Si le contrôle fédéral de la police de Washington devait se prolonger au-delà du délai légal de 30 jours, il provoquerait un conflit direct avec le Congrès. Plus largement, cette intervention soulève une question encore peu abordée outre Atlantique : jusqu’où un président peut-il centraliser les forces de police dans un système fondé sur l’autonomie locale ? La réponse pourrait redéfinir, bien au-delà de la capitale, l’équilibre des pouvoirs entre l’exécutif fédéral et les villes américaines dans les années à venir.

Deux opérations, une même grammaire sécuritaire

Le déploiement de la Garde nationale à Washington par Donald Trump et l’opération de Bruno Retailleau dans les gares françaises relèvent d’une logique politique similaire : occuper un lieu symbolique avec des forces visibles pour incarner la fermeté face à l’insécurité. Dans les deux cas, l’action dépasse la simple gestion de l’ordre public ; elle s’inscrit dans une stratégie de mise en scène du pouvoir où l’image — soldats dans la capitale fédérale, patrouilles en uniforme dans des lieux de transit — prime sur les données statistiques, pourtant en baisse ou stables. Cette grammaire sécuritaire repose sur la même mécanique : rendre la menace perceptible pour mieux justifier l’intervention, même lorsque la réalité des chiffres la nuance.

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© Ouest-France
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Violente agression antisémite à Yerres : un homme de 67 ans attaqué et roué de coups en pleine rue.LeDecryptage, LeDecryptage.fr, Le Decryptage, Antisémite, antisémitisme, agression, Essonne, yerres, 67 ans, fait-divers, actualités, informations, news, info, actu, monde, conflit, média, guerre

À Yerres, dans l’Essonne, un homme de 67 ans portant une kippa a été victime d’une agression antisémite d’une rare violence. Samedi matin, peu avant 8 heures, le sexagénaire, qui se rendait à pied après avoir passé la nuit chez son fils pour le shabbat, a été pris à partie alors qu’il se trouvait près d’un arrêt de bus rue Paul-Doumer. Selon les premiers éléments, l’assaillant l’a frappé par-derrière, le projetant au sol avant de le rouer de coups de poing et de pied. Durant cette attaque, il aurait proféré des menaces et insultes, criant notamment : « Sale Juif, on va te tuer ».

La scène a laissé la victime grièvement blessée au visage, avec un œil particulièrement touché. Les photos diffusées sur les réseaux sociaux montrent un homme au visage ensanglanté, marqué par la violence des coups. Transporté à l’hôpital, il a été placé sous surveillance et devait encore subir un scanner ce dimanche afin d’évaluer les séquelles potentielles, notamment ophtalmologiques. Selon ses proches, il demeure sous le choc, désorienté et profondément marqué par cette attaque.

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Le FBI a récemment procédé au licenciement de quinze de ses agents qui, au plus fort des manifestations déclenchées par le meurtre de George Floyd en 2020, avaient été photographiés à genoux aux côtés des manifestants. Ces images, devenues symboliques du mouvement et largement partagées, montrent des agents adoptant ce geste pour tenter de désamorcer les tensions et éviter une escalade des violences. Selon CNN, qui révèle l'information, la décision de renvoi intervient cinq ans après les faits et marque une réévaluation tardive d’un geste qui, à l’époque, n’avait entraîné aucune sanction formelle.

À l’époque, le contexte était exceptionnel : par directive de l'administration, des agents du FBI avaient été déployés pour appuyer les forces locales et protéger des bâtiments fédéraux. N’étant toutefois pas formés au maintien de l’ordre, ces agents se sont retrouvés face à des foules en colère et ont choisi une réponse non-violente — s’agenouiller — pour calmer la situation. Ce choix tactique a ensuite permis, d’après les comptes rendus, de dissiper la tension et d’éviter des débordements immédiats, les manifestants se retirant après l’action pacificatrice des agents.

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Sur son compte X (ex-Twitter), Aymeric Caron a défendu cette idée en ces termes :

« La semaine de 15 heures sera, à terme, la seule solution, et elle permettra d’émanciper réellement les citoyennes et les citoyens. Pour les choqués : Keynes (politiquement plutôt neutre) avait prédit que nous ne travaillerions plus que 15 heures en 2030, car cela suffirait à couvrir nos besoins. Il n’avait pas anticipé l’émergence mortifère du néolibéralisme et de son esprit de prédation sans limites. »

Comme il le souligne, certaines personnes jouent les « choqués ». Cette proposition est légitime : dans un monde reposant sur l’aliénation et l’exploitation par le travail, il est nécessaire d’y réfléchir sérieusement et de retravailler le système, voire de le réformer profondément ou complètement l’abolir.

L’argument keynésien

Mini-biographie de John Maynard Keynes :

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