Donald Trump menace de « rayer » l’Iran de la carte après des propos hostiles visant l’ayatollah Khamenei.
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Par Ryan •
© REUTERS
Donald Trump a déclaré que l’Iran serait « rayé de la surface de la Terre » si Téhéran orchestrait son assassinat, en réaction à des propos jugés menaçants émanant d’un haut responsable militaire iranien. Le président américain a assuré avoir donné des « ordres très clairs », affirmant que toute atteinte à sa personne entraînerait une riposte immédiate et massive, formulée comme une mesure de dissuasion directe.
Ces déclarations ont été faites lors d’une interview télévisée diffusée par la chaîne News Nation. Le chef de l’État y a insisté sur la fermeté de la posture américaine, évoquant des instructions déjà transmises à ses services afin de prévenir toute tentative d’attaque ciblée. Le message, selon lui, vise à établir une ligne rouge explicite, présentée comme non négociable.
Cette prise de parole intervient après que le général Abolfazl Shekarchi, figure des forces armées iraniennes, a publiquement averti que toute atteinte à l’ayatollah Ali Khamenei entraînerait des représailles. Dans des propos relayés par les médias d’État, l’officier a affirmé que si la « main » de Washington se posait sur le dirigeant suprême, elle ne serait pas seulement repoussée, suggérant une riposte sévère et assumée.
Le climat de tension s’inscrit dans une séquence plus large de bras de fer diplomatique et de menaces croisées. Washington accuse régulièrement Téhéran d’alimenter l’instabilité régionale, tandis que l’Iran dénonce les pressions politiques, économiques et militaires américaines. Les déclarations spectaculaires s’ajoutent à une communication déjà marquée par l’escalade verbale.
Pour l’exécutif américain, la référence à une réponse « de la surface terrestre » relève d’une stratégie de dissuasion extrême, destinée à décourager toute action hostile contre le président. La Maison-Blanche met en avant la nécessité de protéger ses dirigeants et ses intérêts, en rappelant que les menaces personnelles constituent un seuil critique justifiant des mesures exceptionnelles.
Du côté iranien, l’avertissement adressé à Washington s’inscrit dans la défense affichée de la figure de Khamenei, présentée comme intouchable. Les autorités iraniennes utilisent ce registre pour renforcer la cohésion interne et signaler que toute atteinte au sommet de l’État serait perçue comme une déclaration de guerre ouverte.
Au-delà des échanges de menaces, le président américain a déjà évoqué à plusieurs reprises la possibilité d’une intervention militaire pour répondre à la répression d’un mouvement de contestation majeur, déclenché le 28 décembre, considéré comme l’un des plus vastes depuis la proclamation de la République islamique en 1979. Cette référence replace les propos récents dans un cadre politique plus large, mêlant sécurité régionale et droits civiques.
Dans la diaspora iranienne, certaines voix influentes ont plaidé pour des « actions hautement ciblées » contre les centres de pouvoir, citant explicitement la responsabilité d’Ali Khamenei dans la conduite de l’État. Parmi ces prises de position figure celle de Shirin Ebadi, prix Nobel de la paix 2003, qui a évoqué des mesures précises plutôt qu’un affrontement généralisé, afin de limiter l’impact sur la population.
Ces appels s’ajoutent à un débat international sur la nature des réponses possibles face aux violations des droits et à la répression. Pour certains, la pression diplomatique et économique doit rester prioritaire ; pour d’autres, des opérations ciblées pourraient constituer un levier de contrainte supplémentaire. Washington, de son côté, entretient une ambiguïté stratégique en ne détaillant pas la nature des options évoquées.
Ce n’est pas la première fois que Donald Trump brandit une menace d’« anéantissement » en cas d’attaque contre sa personne. Peu après son arrivée à la Maison-Blanche, il avait déjà averti que toute tentative d’attentat imputée à Téhéran déclencherait une réponse écrasante. Cette continuité rhétorique vise à établir une constance dans la dissuasion, tout en s’adressant autant aux adversaires qu’à l’opinion publique américaine.
La séquence actuelle se déroule dans un contexte international déjà tendu, où chaque déclaration peut provoquer des réactions en chaîne. Les partenaires occidentaux observent avec prudence l’escalade verbale, conscients que des mots perçus comme des ultimatums peuvent réduire l’espace de négociation et accroître le risque d’incident.
En filigrane, l’enjeu reste la capacité des deux capitales à éviter un basculement vers une confrontation directe. Entre dissuasion, menaces publiques et signaux politiques, la communication devient un outil stratégique à part entière, mais elle peut aussi durcir les positions et rendre plus difficile toute désescalade durable.
