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Monde

Groenland : quelles limites juridiques aux ambitions territoriales des États-Unis et de Donald Trump ?

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Par Yanis

Groenland : quelles limites juridiques aux ambitions territoriales des États-Unis et de Donald Trump ? © Simon Elbeck / Forsvaret

La récente déclaration de Donald Trump sur le Groenland a relancé les inquiétudes : « Il n’y a rien que le Danemark puisse faire si la Russie ou la Chine veut occuper le Groenland. Mais nous, on peut tout faire. Vous l’avez constaté la semaine dernière avec le Venezuela ». Des propos révélateurs d’une logique impérialiste assumée, qui mettent au défi le droit international et la souveraineté européenne.

La question n’est donc pas seulement politique. Elle est aussi juridique. Le droit international offre des leviers réels, même s’ils sont imparfaits et disputés.

Depuis 1960, la résolution 1514 de l’ONU affirme un principe simple : tous les peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes. Ce texte a servi de fondement à l’ensemble du processus de décolonisation dans le monde. Certes, le Groenland a été retiré de la liste des territoires non autonomes en 1954, ce qui complique juridiquement sa situation. Mais ce retrait n’a jamais supprimé l’existence d’un peuple, ni effacé son droit politique fondamental.

La pratique internationale l’a montré à plusieurs reprises : une indépendance proclamée de l’intérieur peut être reconnue, même en l’absence d’accord de la puissance tutélaire. L’avis de la Cour internationale de Justice sur le Kosovo, en 2010, a confirmé que le droit international n’interdit pas les déclarations unilatérales d’indépendance. Autrement dit, une rupture juridique avec le Danemark, si elle est portée par une décision politique interne claire, n’est pas hors du champ du droit.

Mais le Groenland n’est même pas obligé de s’appuyer uniquement sur cette règle. La loi d’autonomie de 2009 affirme explicitement que le Groenland constitue un peuple et qu’il détient, en tant que tel, le droit à l’autodétermination conformément au droit international.

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Ce point est essentiel : l’indépendance groenlandaise n’est pas une hypothèse illégale, mais une possibilité juridiquement encadrée. Face aux pressions américaines, la question n’est donc pas de savoir si le Groenland a le droit de choisir, mais s’il aura la force politique de faire respecter ce droit.

Face aux menaces américaines, quels instruments de défense pourraient être mobilisés ? L’OTAN et l’article 5 garantissent l’assistance mutuelle, mais la situation est complexe : le traité n’a pas été conçu pour gérer des tensions entre alliés. Néanmoins, l’Union européenne offre un recours complémentaire : l’article 42 §7 du Traité sur l’Union européenne permet de créer un front uni en cas d’agression.

Cette crise révèle l’absurdité de la soumission et la dépendance européenne depuis des années aux États-Unis. Trump ne menace pas par hasard : il agit dans un contexte où l’Europe a montré sa faiblesse et sa dépendance.

La question centrale est la suivante : comment protéger le droit des peuples et la souveraineté nationale face à la puissance brute d’un empire qui ne reconnaît aucune limite ? Certains diront que l’on prépare la paix par la préparation à la guerre. Cette logique est fausse. C’est pourtant celle qui domine depuis des siècles, et elle n’a jamais conduit à la paix. La préparation à la guerre mène presque toujours à la guerre, et non à son évitement. Les siècles d’histoire le démontrent. De plus, comment l’Europe peut-elle prétendre défendre la justice sur son propre continent si elle ne la respecte pas elle-même au Moyen-Orient et en Afrique ? Finalement, l’Europe est en partie victime d’elle-même : les nombreuses violations du droit international qu’elle a tolérées ou soutenues se retournent aujourd’hui contre elle.

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© Simon Elbeck / Forsvaret
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Fait-divers

Violente agression antisémite à Yerres : un homme de 67 ans attaqué et roué de coups en pleine rue.LeDecryptage, LeDecryptage.fr, Le Decryptage, Antisémite, antisémitisme, agression, Essonne, yerres, 67 ans, fait-divers, actualités, informations, news, info, actu, monde, conflit, média, guerre

À Yerres, dans l’Essonne, un homme de 67 ans portant une kippa a été victime d’une agression antisémite d’une rare violence. Samedi matin, peu avant 8 heures, le sexagénaire, qui se rendait à pied après avoir passé la nuit chez son fils pour le shabbat, a été pris à partie alors qu’il se trouvait près d’un arrêt de bus rue Paul-Doumer. Selon les premiers éléments, l’assaillant l’a frappé par-derrière, le projetant au sol avant de le rouer de coups de poing et de pied. Durant cette attaque, il aurait proféré des menaces et insultes, criant notamment : « Sale Juif, on va te tuer ».

La scène a laissé la victime grièvement blessée au visage, avec un œil particulièrement touché. Les photos diffusées sur les réseaux sociaux montrent un homme au visage ensanglanté, marqué par la violence des coups. Transporté à l’hôpital, il a été placé sous surveillance et devait encore subir un scanner ce dimanche afin d’évaluer les séquelles potentielles, notamment ophtalmologiques. Selon ses proches, il demeure sous le choc, désorienté et profondément marqué par cette attaque.

Benjamin Allouche, président de l’Assemblée des communautés juives de l’Essonne, a exprimé son indignation. Il déplore que des citoyens juifs soient encore ciblés simplement pour ce qu’ils sont, sans provocation ni échange préalable. « Ce monsieur ressemblait à un rabbin, il marchait tranquillement, et il a été frappé uniquement parce qu’il est Juif », souligne-t-il, rappelant l’atmosphère d’inquiétude croissante qui pèse sur la communauté.

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Le FBI licencie 15 agents photographiés à genoux lors des manifestations George Floyd.LeDecryptage, LeDecryptage.fr, Le Decryptage, FBI, licenciement, agents, George floyd, manifestation, fait-divers, actualités, informations, news, info, actu, monde, conflit, média, guerre

Le FBI a récemment procédé au licenciement de quinze de ses agents qui, au plus fort des manifestations déclenchées par le meurtre de George Floyd en 2020, avaient été photographiés à genoux aux côtés des manifestants. Ces images, devenues symboliques du mouvement et largement partagées, montrent des agents adoptant ce geste pour tenter de désamorcer les tensions et éviter une escalade des violences. Selon CNN, qui révèle l'information, la décision de renvoi intervient cinq ans après les faits et marque une réévaluation tardive d’un geste qui, à l’époque, n’avait entraîné aucune sanction formelle.

À l’époque, le contexte était exceptionnel : par directive de l'administration, des agents du FBI avaient été déployés pour appuyer les forces locales et protéger des bâtiments fédéraux. N’étant toutefois pas formés au maintien de l’ordre, ces agents se sont retrouvés face à des foules en colère et ont choisi une réponse non-violente — s’agenouiller — pour calmer la situation. Ce choix tactique a ensuite permis, d’après les comptes rendus, de dissiper la tension et d’éviter des débordements immédiats, les manifestants se retirant après l’action pacificatrice des agents.

29 septembre 2025 à 13:19
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Aymeric Caron, député de « Révolution écologique pour le vivant », souhaite instaurer la semaine de 15 heures.LeDecryptage, LeDecryptage.fr, Le Decryptage, politique, economie, travail, fait-divers, actualités, informations, news, info, actu, monde, conflit, média, guerre

Le député Aymeric Caron, élu sous l’étiquette Révolution écologique pour le vivant (REV), a affirmé son souhait d’instaurer en France une semaine de 15 heures de travail.

Une proposition légitime et nécessaire

Sur son compte X (ex-Twitter), Aymeric Caron a défendu cette idée en ces termes :

« La semaine de 15 heures sera, à terme, la seule solution, et elle permettra d’émanciper réellement les citoyennes et les citoyens. Pour les choqués : Keynes (politiquement plutôt neutre) avait prédit que nous ne travaillerions plus que 15 heures en 2030, car cela suffirait à couvrir nos besoins. Il n’avait pas anticipé l’émergence mortifère du néolibéralisme et de son esprit de prédation sans limites. »

Comme il le souligne, certaines personnes jouent les « choqués ». Cette proposition est légitime : dans un monde reposant sur l’aliénation et l’exploitation par le travail, il est nécessaire d’y réfléchir sérieusement et de retravailler le système, voire de le réformer profondément ou complètement l’abolir.

L’argument keynésien

Mini-biographie de John Maynard Keynes :

Keynes est un économiste britannique majeur du XXᵉ siècle. Il a révolutionné la pensée économique en montrant que les marchés ne s’autorégulent pas toujours et que l’État peut et doit intervenir pour stabiliser l’économie.

11 décembre 2025 à 10:45
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