Israël détruit le siège de l’UNRWA à Jérusalem : « une attaque contre le droit international » selon l’ONU.
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Par Yanis •
© ILIA YEFIMOVICH
Mardi, des bulldozers israéliens ont détruit plusieurs bâtiments du siège de l’UNRWA à Jérusalem-Est. L’UNRWA, agence de l’ONU chargée des réfugiés palestiniens, a immédiatement dénoncé une opération illégale au regard du droit international.
Roland Friedrich, directeur de l’UNRWA pour la Cisjordanie et Jérusalem-Est, a parlé d’un acte « sans précédent ». Selon lui, cette démolition constitue une violation grave du droit international et des règles qui protègent les locaux de l’ONU. Même position du côté du porte-parole de l’agence, Jonathan Fowler, qui rappelle qu’Israël, comme tout État membre de l’ONU, a l’obligation légale de respecter l’inviolabilité des bâtiments des Nations unies.
Le gouvernement israélien, de son côté, affirme être dans son droit. Les autorités israéliennes justifient aussi leur politique contre l’UNRWA en accusant certains employés d’avoir participé aux attaques du 7 octobre 2023. Pourtant, aucune enquête indépendante et crédible n’a démontré que l’agence, en tant qu’institution, serait impliquée dans des activités armées.
Mais cette attaque dépasse largement un simple conflit juridique. L’UNRWA n’est pas une organisation comme les autres. Créée en 1949 après la Nakba, elle incarne la reconnaissance internationale de l’existence de millions de réfugiés palestiniens expulsés de leurs terres. Elle rappelle une vérité que l’État israélien cherche à effacer : le peuple palestinien a été déplacé, dépossédé, et n’a jamais obtenu justice.
En s’attaquant à l’UNRWA, le pouvoir israélien ne vise pas seulement des bâtiments. Il vise un symbole. Il cherche à affaiblir la solidarité internationale, à faire disparaître le statut politique des réfugiés palestiniens, et à effacer la question du droit au retour de l’agenda mondial. C’est une stratégie claire qu’adopte ici l’État génocidaire israelien : supprimer tout ce qui rappelle l’histoire du nettoyage ethnique et de l’occupation.
