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Politique

Une dissolution après le 15 novembre est-elle vraiment impossible ? Une nouvelle impasse institutionnelle.

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Par Baptiste

Une dissolution après le 15 novembre est-elle vraiment impossible ? Une nouvelle impasse institutionnelle. © John MACDOUGALL

Menace bientôt fantôme ?

Dans un papier paru dans L’Opinion ce lundi 27 novembre, le constitutionnaliste Benjamin Morel a encore fait couler de l’encre. Celui qui, il y a une semaine, avait mis sur la table l’idée de « la lettre rectificative » comme moyen pour le gouvernement de suspendre la réforme des retraites permettant de modifier un projet de loi déjà déposé à l’Assemblée et donc d’intégrer la mesure dans le texte en cas d’usage d’ordonnances budgétaires par le gouvernement, est revenu avec une nouvelle observation : il serait politiquement et institutionnellement quasiment impossible de dissoudre l’Assemblée nationale après le 15 novembre et ce jusqu’au 1er janvier.

Le hic

Et pour cause, en cas de dissolution, la Constitution prévoit un délai d’au moins 20 jours entre la dissolution et le premier tour des élections et 15 jours entre les deux tours, empêchant d’avoir une Assemblée pour non seulement voter le budget mais aussi pour voter la loi spéciale permettant au gouvernement d’avoir les crédits nécessaires pour assurer la gestion des affaires courantes, payer les fonctionnaires ou encore prélever l’impôt et verser les cotisations sociales : une situation inédite sous la Ve République.

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Étant donné que l’Assemblée nationale est dissoute, il est par ailleurs impossible de promulguer le budget par ordonnance, étant donné qu’il n’y a plus de projet de loi à promulguer. Cela ne signifie pas que ce serait illégal, seulement que ce cas de figure n’est pas prévu par la Constitution, plongeant le pays dans une impasse légale et un possible « shutdown ».

Dans ce cas, que peut-il se passer ? La prochaine date importante est le vote solennel sur la partie recettes du budget. En cas de rejet, les socialistes « ne veulent pas continuer de faire semblant pour aller dans le mur fin décembre » et donc appuyer sur le bouton rouge, constatant l’impossibilité d’arriver à un accord malgré les négociations entre les Roses et Renaissance.

Crépuscule

Dans ce cas, le président de la République aurait deux choix : dissoudre au plus vite avant le 15 décembre, en escomptant sur le fait de voir élue une Assemblée avec un équilibre politique permettant les compromis, forçant l’adoption du budget via une loi spéciale. Ou procéder à un énième remaniement, voire nommer un gouvernement Lecornu III, pouvant soit décider de reprendre la navette parlementaire (une motion de censure spontanée [49-2] ne signifie pas nécessairement un rejet du projet), il serait également raisonnable d’envisager que l’expédition des affaires courantes, incluant les affaires urgentes, permette au gouvernement d’assurer la poursuite de l’examen du budget.

Dans tous les cas, une censure, un énième remaniement ou une dissolution menant probablement à une troisième défaite n’augure rien de bon pour le président de la République qui dans le même temps, se verrais déjà revenir à l'Elysée en 2023 et semble dans le même temps plus que jamais vouloir emporter le pays dans le suicide politique et institutionnel « Ce n’est pas le doute, c’est la certitude qui rend fou », disait Nietzsche.

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© John MACDOUGALL
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Violente agression antisémite à Yerres : un homme de 67 ans attaqué et roué de coups en pleine rue.LeDecryptage, LeDecryptage.fr, Le Decryptage, Antisémite, antisémitisme, agression, Essonne, yerres, 67 ans, fait-divers, actualités, informations, news, info, actu, monde, conflit, média, guerre

À Yerres, dans l’Essonne, un homme de 67 ans portant une kippa a été victime d’une agression antisémite d’une rare violence. Samedi matin, peu avant 8 heures, le sexagénaire, qui se rendait à pied après avoir passé la nuit chez son fils pour le shabbat, a été pris à partie alors qu’il se trouvait près d’un arrêt de bus rue Paul-Doumer. Selon les premiers éléments, l’assaillant l’a frappé par-derrière, le projetant au sol avant de le rouer de coups de poing et de pied. Durant cette attaque, il aurait proféré des menaces et insultes, criant notamment : « Sale Juif, on va te tuer ».

La scène a laissé la victime grièvement blessée au visage, avec un œil particulièrement touché. Les photos diffusées sur les réseaux sociaux montrent un homme au visage ensanglanté, marqué par la violence des coups. Transporté à l’hôpital, il a été placé sous surveillance et devait encore subir un scanner ce dimanche afin d’évaluer les séquelles potentielles, notamment ophtalmologiques. Selon ses proches, il demeure sous le choc, désorienté et profondément marqué par cette attaque.

Benjamin Allouche, président de l’Assemblée des communautés juives de l’Essonne, a exprimé son indignation. Il déplore que des citoyens juifs soient encore ciblés simplement pour ce qu’ils sont, sans provocation ni échange préalable. « Ce monsieur ressemblait à un rabbin, il marchait tranquillement, et il a été frappé uniquement parce qu’il est Juif », souligne-t-il, rappelant l’atmosphère d’inquiétude croissante qui pèse sur la communauté.

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Le FBI a récemment procédé au licenciement de quinze de ses agents qui, au plus fort des manifestations déclenchées par le meurtre de George Floyd en 2020, avaient été photographiés à genoux aux côtés des manifestants. Ces images, devenues symboliques du mouvement et largement partagées, montrent des agents adoptant ce geste pour tenter de désamorcer les tensions et éviter une escalade des violences. Selon CNN, qui révèle l'information, la décision de renvoi intervient cinq ans après les faits et marque une réévaluation tardive d’un geste qui, à l’époque, n’avait entraîné aucune sanction formelle.

À l’époque, le contexte était exceptionnel : par directive de l'administration, des agents du FBI avaient été déployés pour appuyer les forces locales et protéger des bâtiments fédéraux. N’étant toutefois pas formés au maintien de l’ordre, ces agents se sont retrouvés face à des foules en colère et ont choisi une réponse non-violente — s’agenouiller — pour calmer la situation. Ce choix tactique a ensuite permis, d’après les comptes rendus, de dissiper la tension et d’éviter des débordements immédiats, les manifestants se retirant après l’action pacificatrice des agents.

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Le député Aymeric Caron, élu sous l’étiquette Révolution écologique pour le vivant (REV), a affirmé son souhait d’instaurer en France une semaine de 15 heures de travail.

Une proposition légitime et nécessaire

Sur son compte X (ex-Twitter), Aymeric Caron a défendu cette idée en ces termes :

« La semaine de 15 heures sera, à terme, la seule solution, et elle permettra d’émanciper réellement les citoyennes et les citoyens. Pour les choqués : Keynes (politiquement plutôt neutre) avait prédit que nous ne travaillerions plus que 15 heures en 2030, car cela suffirait à couvrir nos besoins. Il n’avait pas anticipé l’émergence mortifère du néolibéralisme et de son esprit de prédation sans limites. »

Comme il le souligne, certaines personnes jouent les « choqués ». Cette proposition est légitime : dans un monde reposant sur l’aliénation et l’exploitation par le travail, il est nécessaire d’y réfléchir sérieusement et de retravailler le système, voire de le réformer profondément ou complètement l’abolir.

L’argument keynésien

Mini-biographie de John Maynard Keynes :

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11 décembre 2025 à 10:45
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