VALIDER MON ABONNEMENT

Pour recevoir des notifications push lors d'actualités importantes, ajoutez cette page à l'écran d'accueil de votre téléphone.
installer l'application native
Sur l'écran d'accueil de votre téléphone, cliquez sur l'icone "Le Decryptage" pour ouvrir l'application native, puis cliquez sur la cloche en bas a droite pour activer les notifications push. Vous recevrez ensuite les notifications.
installer l'application native

Justice

Sarkozy condamné à 5 ans de prison pour association de malfaiteurs dans le dossier du financement libyen.

Sarkozy condamné à 5 ans de prison pour association de malfaiteurs dans le dossier du financement libyen., le décryptage, le décryptage.fr, ledecryptage, ledécryptage, site, média, presse, news, conflit, guerre, fait-divers, info, journal, économie, justice, decrypt, décrypte, décryptons

Par Ryan

Sarkozy condamné à 5 ans de prison pour association de malfaiteurs dans le dossier du financement libyen. © Lafargue Raphael/ABACA
Mise à jour à 13h10

L'ancien de la République est reconnu coupable d'association de malfaiteurs, délit contre la nation, l'État et la paix publique. La présidente du tribunal parle de faits d'une "gravité exceptionnelle". Nicolas Sarkozy est condamné à 5 ans de prison avec mandat de dépôt à exécution différée.

«Financement libyen de la présidentielle 2007 : verdict et charge retenue»

Le tribunal correctionnel de Paris a rendu, le 25 septembre 2025, une décision lourde de sens dans l'affaire dite du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007, qui oppose depuis plus d'une décennie l'ancien président Nicolas Sarkozy aux magistrats et à l'opinion publique. Le tribunal a jugé Nicolas Sarkozy coupable d'association de malfaiteurs, estimant qu'il avait, par son comportement et ses omissions, «laissé ses proches collaborateurs [...] agir en vue d’obtenir des soutiens financiers» de la part du régime de Mouammar Kadhafi. La présidente du tribunal, Nathalie Gavarino, a précisé que la qualification retenue reposait sur l'existence d'un pacte et d'actions concertées visant à obtenir des soutiens, même si la matérialité financière directe n'a pas été démontrée jusqu'à l'usage effectif de fonds dans la campagne victorieuse de 2007.

En revanche, et c'est un point essentiel du raisonnement du tribunal, l'ancien chef de l'État a été relaxé des chefs de recel de détournement de fonds publics libyens, de corruption passive et de financement illégal de campagne électorale : la présidence de l'audience a estimé que «les éléments matériels de l'infraction de corruption ne sont pas constitués» et que la procédure n'a pas permis d'établir que «l'argent parti de Libye» ait «in fine» servi au financement occulte de la campagne. Le tribunal a donc distingué la responsabilité liée au pacte et à l'association organisée d'actes matériels de corruption ou de financement avéré.

Voir aussi
LIVE TERMINÉ
Procès de l’affaire Jubillar : premières audiences marquées par l’émotion, Jubillar nie toujours les faits.

Parallèlement, deux anciens ministres ont vu des décisions importantes : Claude Guéant a été reconnu coupable de corruption passive et de faux, tandis que Brice Hortefeux a été condamné pour association de malfaiteurs. Le parquet national financier, au terme d'un procès de trois mois, avait réclamé en mars une peine de sept ans de prison contre Nicolas Sarkozy, dénonçant un «pacte de corruption faustien», accusation vigoureuse reprise dans leurs réquisitions mais nuancée par les appréciations du tribunal quant à la matérialité des flux financiers.

La peine à l'encontre de Nicolas Sarkozy n'était pas prononcée au moment du rendu de la culpabilité pour association de malfaiteurs ; elle devait être annoncée dans la foulée. Le casier judiciaire de l'ancien président s'est déjà alourdi par d'autres condamnations : il a été définitivement condamné à un an de prison ferme dans l'affaire dite «des écoutes» («Bismuth») pour corruption et trafic d'influence, sanction qui l'avait déjà conduit à porter un bracelet électronique entre janvier et mai, et son pourvoi dans l'affaire «Bygmalion» (liée à la campagne 2012) devait être examiné par la Cour de cassation le 8 octobre 2025.

«Ce qui manque au dossier et les angles à creuser»

Au-delà du verdict, il reste de nombreuses zones d'ombre que les enquêteurs auront tout intérêt à approfondir pour comprendre la portée réelle du procès et ce que la décision laisse irrésolu. Premièrement, le rôle des intermédiaires et des témoins clés parmi lesquels Ziad Takieddine, nécessite un examen minutieux : ses déclarations, ses rétractations et leur chronologie, ainsi que les circonstances entourant sa mort au Liban le 23 septembre 2025, modifient la donne procédurale et les possibilités de confrontation directe. Il convient d'explorer s'il existe des correspondances, enregistrements ou éléments de procédure montrant des pressions, des manœuvres ou une subornation de témoin.

publicité

Deuxièmement, le lien entre le prétendu pacte et l'utilisation effective des fonds reste problématique : même si le tribunal a retenu l'association de malfaiteurs sur la base d'un accord et d'actes préparatoires, il a jugé insuffisantes les preuves d'un transfert final des sommes vers la campagne. Il est crucial de demander et d'analyser les audits bancaires, les traces comptables, les documents libyens et tout fichier de mouvements de «cash» ou comptes offshore susceptibles de matérialiser la chaîne financière. «Comment l'argent a-t-il circulé ?» demeure la question centrale.

Troisièmement, la nature exacte des contreparties alléguées doit être reconstituée : quelles promesses diplomatiques, judiciaires ou économiques auraient été échangées ? L'accusation évoquait des interventions pour réduire l'isolement diplomatique de la Libye, obtenir des positions favorables sur des dossiers judiciaires (notamment autour d'Abdallah Senoussi) ou faciliter des contrats. Les notes internes, les télégrammes diplomatiques, les comptes rendus de réunion et les courriels des ministères pourraient fournir des éléments tangibles sur ces contreparties.

Quatrièmement, il faut cartographier précisément le rôle des collaborateurs cités par le tribunal — Claude Guéant, Brice Hortefeux, Alexandre Djouhri, Thierry Gaubert et d'autres — pour saisir les circuits décisionnels et opérationnels : quels ordres ont été donnés, quelles instructions ou autorisations existent par écrit, quelles factures ou notes de frais corroborent des liaisons avec des intermédiaires libyens ?

NEWSLETTER
Recevez les actualités les plus importantes, les plus gros scandales et révélations !

Enfin, au plan procédural, il convient d'identifier les pièces écartées, les exceptions soulevées par la défense, les pièces que l'on n'a pas pu obtenir (archives libyennes, documents d'État libyen, listings bancaires étrangers) et d'en demander la communication. Pour un travail d'investigation complet, une feuille de route utile est de lister les demandes d'actes à formuler (requêtes d'entraide judiciaire, auditions complémentaires, commission rogatoire internationale) et les archives à consulter (dossiers diplomatiques, contrats d'État, registres bancaires accessibles, témoignages). Ces manques déterminent non seulement l'explication politique du verdict mais aussi les perspectives d'appel et les questions d'intérêt public que les médias doivent continuer de suivre.

LeDecryptage, LeDecryptage.fr, Le Decryptage, le decryptage, le décryptage, ledecryptage, Procès, Nicolas, Sarkozy, bygmalion, financement, corruption, fait-divers, actualités, informations, news, info, actu, monde, conflit, média, guerre
© Lafargue Raphael/ABACA
#Procès #Nicolas #Sarkozy #bygmalion #financement #corruption #ledecryptage #média #presse #news #décryptage #conflit #guerre #politique #business #économie
justice Procès Nicolas Sarkozy bygmalion financement corruption le décryptage fait-divers accident média presse justice news décryptage business économie économie Procès Nicolas Sarkozy bygmalion financement corruption conflit accident conflit guerre politique fait-divers business économie ledecryptage le décryptage business Procès Nicolas Sarkozy bygmalion financement corruption guerre conflit guerre politique business économie ledecryptage le décryptage Procès Nicolas Sarkozy bygmalion financement corruption
fait-divers accident le décryptage média presse news décryptage business économie économie Procès Nicolas Sarkozy bygmalion financement corruption conflit accident conflit guerre politique fait-divers business économie ledecryptage le décryptage business Procès Nicolas Sarkozy bygmalion financement corruption guerre conflit guerre politique business économie ledecryptage le décryptage Procès Nicolas Sarkozy bygmalion financement corruption
business conflit média presse guerre société le décryptage Procès Nicolas Sarkozy bygmalion financement corruption justice news décryptage business économie économie Procès Nicolas Sarkozy bygmalion financement corruption conflit accident conflit guerre politique fait-divers business économie ledecryptage le décryptage business Procès Nicolas Sarkozy bygmalion financement corruption guerre conflit guerre politique business économie ledecryptage le décryptage Procès Nicolas Sarkozy bygmalion financement corruption

NEWSLETTER
Recevez les actualités les plus importantes, les plus gros scandales et révélations !

0 COMMENTAIRE
Aucun commentaire récent
VOIR AUSSI
TOP 5 DES ARTICLES
1
Fait-divers

Violente agression antisémite à Yerres : un homme de 67 ans attaqué et roué de coups en pleine rue.LeDecryptage, LeDecryptage.fr, Le Decryptage, Antisémite, antisémitisme, agression, Essonne, yerres, 67 ans, fait-divers, actualités, informations, news, info, actu, monde, conflit, média, guerre

À Yerres, dans l’Essonne, un homme de 67 ans portant une kippa a été victime d’une agression antisémite d’une rare violence. Samedi matin, peu avant 8 heures, le sexagénaire, qui se rendait à pied après avoir passé la nuit chez son fils pour le shabbat, a été pris à partie alors qu’il se trouvait près d’un arrêt de bus rue Paul-Doumer. Selon les premiers éléments, l’assaillant l’a frappé par-derrière, le projetant au sol avant de le rouer de coups de poing et de pied. Durant cette attaque, il aurait proféré des menaces et insultes, criant notamment : « Sale Juif, on va te tuer ».

La scène a laissé la victime grièvement blessée au visage, avec un œil particulièrement touché. Les photos diffusées sur les réseaux sociaux montrent un homme au visage ensanglanté, marqué par la violence des coups. Transporté à l’hôpital, il a été placé sous surveillance et devait encore subir un scanner ce dimanche afin d’évaluer les séquelles potentielles, notamment ophtalmologiques. Selon ses proches, il demeure sous le choc, désorienté et profondément marqué par cette attaque.

Benjamin Allouche, président de l’Assemblée des communautés juives de l’Essonne, a exprimé son indignation. Il déplore que des citoyens juifs soient encore ciblés simplement pour ce qu’ils sont, sans provocation ni échange préalable. « Ce monsieur ressemblait à un rabbin, il marchait tranquillement, et il a été frappé uniquement parce qu’il est Juif », souligne-t-il, rappelant l’atmosphère d’inquiétude croissante qui pèse sur la communauté.

29 septembre 2025 à 12:04
2
Insolite

Le FBI licencie 15 agents photographiés à genoux lors des manifestations George Floyd.LeDecryptage, LeDecryptage.fr, Le Decryptage, FBI, licenciement, agents, George floyd, manifestation, fait-divers, actualités, informations, news, info, actu, monde, conflit, média, guerre

Le FBI a récemment procédé au licenciement de quinze de ses agents qui, au plus fort des manifestations déclenchées par le meurtre de George Floyd en 2020, avaient été photographiés à genoux aux côtés des manifestants. Ces images, devenues symboliques du mouvement et largement partagées, montrent des agents adoptant ce geste pour tenter de désamorcer les tensions et éviter une escalade des violences. Selon CNN, qui révèle l'information, la décision de renvoi intervient cinq ans après les faits et marque une réévaluation tardive d’un geste qui, à l’époque, n’avait entraîné aucune sanction formelle.

À l’époque, le contexte était exceptionnel : par directive de l'administration, des agents du FBI avaient été déployés pour appuyer les forces locales et protéger des bâtiments fédéraux. N’étant toutefois pas formés au maintien de l’ordre, ces agents se sont retrouvés face à des foules en colère et ont choisi une réponse non-violente — s’agenouiller — pour calmer la situation. Ce choix tactique a ensuite permis, d’après les comptes rendus, de dissiper la tension et d’éviter des débordements immédiats, les manifestants se retirant après l’action pacificatrice des agents.

29 septembre 2025 à 13:19
3
Politique

Aymeric Caron, député de « Révolution écologique pour le vivant », souhaite instaurer la semaine de 15 heures.LeDecryptage, LeDecryptage.fr, Le Decryptage, politique, economie, travail, fait-divers, actualités, informations, news, info, actu, monde, conflit, média, guerre

Le député Aymeric Caron, élu sous l’étiquette Révolution écologique pour le vivant (REV), a affirmé son souhait d’instaurer en France une semaine de 15 heures de travail.

Une proposition légitime et nécessaire

Sur son compte X (ex-Twitter), Aymeric Caron a défendu cette idée en ces termes :

« La semaine de 15 heures sera, à terme, la seule solution, et elle permettra d’émanciper réellement les citoyennes et les citoyens. Pour les choqués : Keynes (politiquement plutôt neutre) avait prédit que nous ne travaillerions plus que 15 heures en 2030, car cela suffirait à couvrir nos besoins. Il n’avait pas anticipé l’émergence mortifère du néolibéralisme et de son esprit de prédation sans limites. »

Comme il le souligne, certaines personnes jouent les « choqués ». Cette proposition est légitime : dans un monde reposant sur l’aliénation et l’exploitation par le travail, il est nécessaire d’y réfléchir sérieusement et de retravailler le système, voire de le réformer profondément ou complètement l’abolir.

L’argument keynésien

Mini-biographie de John Maynard Keynes :

Keynes est un économiste britannique majeur du XXᵉ siècle. Il a révolutionné la pensée économique en montrant que les marchés ne s’autorégulent pas toujours et que l’État peut et doit intervenir pour stabiliser l’économie.

11 décembre 2025 à 10:45
ABONNEZ-VOUS

Accès à tous les articles, enquêtes exclusives et même un cadeau...

14 jours gratuits

Faire un don

ou s'abonner avec Google