Après la plus importante manifestation du mouvement de la Gen Z à Madagascar, des soldats malgaches ont rejoint, ce samedi 11 octobre, des milliers de manifestants et ont appelé les forces de sécurité à refuser les ordres de tirer sur la population. Cette action, symbolique, montre que la pression populaire peut provoquer des fissures dans l’appareil répressif. Elle envoie un message fort : le peuple n’est pas seul et certaines institutions peuvent privilégier le respect des droits humains plutôt que l’obéissance aveugle à une élite corrompue.
L’entrée des soldats dans la ville d’Antananarivo a fait déguerpir les forces de sécurité, qui faisaient usage, ce samedi, de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes pour oppresser et disperser la population.
Le départ des forces de sécurité a permis au peuple de se réunir sur la place du 13 Mai, située en face de l’Hôtel de Ville. Sur cette place, un des colonels faisant partie des soldats ayant appelé à la désobéissance civile a déclaré que les forces de sécurité ont tiré sur ses soldats, touchant un militaire, qui fut tué, et un journaliste, actuellement dans un état stable. Il a appelé à la démission du chef de la gendarmerie, du Premier ministre et du président.