Cédric Jubillar a été condamné, vendredi 17 octobre 2025, à trente ans de réclusion criminelle par la cour d’assises du Tarn pour le meurtre de son épouse Delphine Jubillar, disparue depuis décembre 2020. Malgré l’absence de corps et de preuve matérielle directe, les jurés ont suivi les réquisitions du ministère public, qui réclamait cette peine exemplaire. Ce verdict conclut un procès de quatre semaines marqué par de fortes tensions et une couverture médiatique exceptionnelle. L’accusé, qui a toujours nié, a écouté la décision, impassible, les mains serrées sur la vitre du box. « Je n’ai absolument rien fait à Delphine », a-t-il déclaré en dernier mot.
Les magistrats et avocats généraux ont insisté sur un faisceau d’indices considérés comme accablants : des incohérences dans ses déclarations, des témoignages de proches, et un contexte conjugal explosif lié à une séparation imminente. « On a beau prendre ce dossier par tous les bouts, on arrive au même résultat : la culpabilité », avait déclaré l’avocat général Pierre Aurignac. Face à cela, la défense a plaidé l’absence de certitude, dénonçant un procès « sans corps, sans scène de crime et sans aveux ». Pour Me Emmanuelle Franck, « il reste un doute immense ». Mais pour les jurés, ce doute n’a pas suffi à faire vaciller leur conviction intime.